
Mode de vie et alimentation dans la prévention du cancer et après le traitement
, 42 min temps de lecture

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Soutien physiologique par l’alimentation et les micronutriments pendant et après un traitement oncologique
LIVRE BLANC
Mode de vie et alimentation dans la prévention du cancer et après le traitement
Soutien physiologique par l’alimentation et les micronutriments pendant et après un traitement oncologique
Un cadre scientifique destiné aux professionnels de la santé
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Ce document est exclusivement destiné aux professionnels de la santé et présente un caractère purement éducatif. Il ne contient aucune recommandation destinée à des patients individuels et ne remplace pas le jugement clinique du professionnel. Les allégations nutritionnelles et de santé mentionnées s’appliquent uniquement aux compléments alimentaires conformes à la législation en vigueur. Lorsqu’ils sont utilisés pendant un traitement oncologique, les compléments alimentaires sont adaptés individuellement en concertation avec le médecin traitant ou l’équipe oncologique. |
1. Introduction : le rôle du mode de vie et de l’alimentation dans la réduction du risque de cancer
Le cancer reste l’une des principales causes de décès dans le monde et son incidence augmente. Pourtant, une part importante des cas de cancer n’est pas inévitable. Des estimations internationales fondées sur de vastes recherches épidémiologiques indiquent qu’une proportion substantielle des diagnostics de cancer est associée à des facteurs modifiables tels que les habitudes alimentaires, le poids corporel, l’activité physique, la consommation d’alcool, le tabagisme et l’exposition à des substances cancérogènes (World Cancer Research Fund/American Institute for Cancer Research [WCRF/AICR], 2018). Ce constat fait évoluer le dialogue avec les patients et les clients : il ne s’agit plus uniquement d’une maladie qui survient, mais d’un risque sur lequel il est en partie possible d’agir, tant avant qu’après un diagnostic.
Cette part influençable se décline en deux situations cliniquement pertinentes. La prévention primaire s’adresse aux personnes qui n’ont jamais eu de cancer et vise à réduire le risque d’apparition de la maladie. La prévention tertiaire et le suivi à long terme concernent les personnes qui ont reçu un diagnostic et suivi un traitement. Ils visent à réduire le risque de réapparition de la maladie (récidive) et à optimiser le pronostic à long terme. Avant comme après un diagnostic de cancer, différents processus physiologiques généraux sont pertinents, notamment la santé métabolique, la régulation de l’inflammation et la fonction immunitaire. La nature et l’applicabilité des interventions relatives au mode de vie et à l’alimentation varient toutefois selon la phase et doivent être adaptées individuellement pendant et après le traitement.
Ce livre blanc complète le livre blanc précédemment publié Alimentation et cancer, consacré au soutien physiologique par l’alimentation et les micronutriments pendant et immédiatement après le traitement oncologique. Le présent document adopte une perspective plus large et à plus long terme : il examine les facteurs liés au mode de vie et à l’alimentation qui influencent le risque d’apparition d’un cancer (prévention primaire), ainsi que les facteurs associés, à long terme et après la fin du traitement actif, à un risque plus faible de réapparition de la maladie (prévention des récidives). Les énoncés relatifs aux composants alimentaires et aux facteurs liés au mode de vie décrivent des résultats physiologiques et épidémiologiques issus de la littérature scientifique. Les allégations relatives aux compléments alimentaires reposent exclusivement sur les allégations de santé autorisées à la suite d’une évaluation de l’EFSA, conformément au règlement (UE) n° 432/2012.
2. Cadre physiologique : de la cellule saine au dérèglement malin
2.1 La carcinogenèse comme processus en plusieurs étapes
Le cancer ne résulte généralement pas d’un événement unique. Il est le plus souvent la conséquence d’une accumulation, pendant des années voire des décennies, de modifications génétiques et épigénétiques. La cellule perd progressivement les mécanismes de contrôle physiologiques qui empêchent normalement une croissance incontrôlée, l’invasion des tissus environnants et la dissémination métastatique (Hanahan D, 2011). Ce processus est classiquement divisé en trois phases : l’initiation (une première lésion irréversible de l’ADN), la promotion (l’expansion clonale, ou division, de la cellule lésée sous l’influence d’un environnement favorable) et la progression (l’accumulation de modifications supplémentaires jusqu’à l’apparition d’une tumeur cliniquement manifeste). Il est démontré que les facteurs liés au mode de vie et à l’alimentation interviennent à plusieurs étapes de ce processus, ce qui constitue la base scientifique des interventions préventives.
2.2 Stress oxydatif et lésions de l’ADN comme mécanisme initiateur
Les espèces réactives de l’oxygène (ERO) endommagent continuellement l’ADN cellulaire. La plupart de ces lésions sont réparées par des systèmes endogènes, mais lorsque les dommages dépassent les capacités de réparation, des mutations peuvent se fixer dans le génome (Cadet J, 2013). Une exposition chronique à une charge oxydative liée à des facteurs tels que le tabagisme, la consommation d’alcool, une alimentation sous-optimale et le stress chronique augmente la probabilité de mutations initiatrices. Ce mécanisme est décrit en détail dans le livre blanc Protection cellulaire.
2.3 L’inflammation chronique de bas grade comme facteur de promotion
Alors que l’inflammation aiguë constitue une réaction physiologique protectrice, l’inflammation chronique de bas grade agit dans le sens opposé : elle crée un microenvironnement qui favorise la phase de promotion de la carcinogenèse. Les cytokines pro-inflammatoires telles que l’IL-6 et le TNF-α, ainsi que le facteur de transcription NF-κB, stimulent la prolifération cellulaire, inhibent l’apoptose et favorisent l’angiogenèse. Ces processus peuvent aider une cellule déjà lésée à évoluer vers une tumeur (Coussens LM, 2002 ; Grivennikov SI, 2010). L’inflammation chronique de bas grade peut avoir plusieurs causes, notamment une dysbiose intestinale, des processus auto-immuns, l’obésité, une alimentation occidentale prolongée riche en glucides raffinés et pauvre en fibres et en polyphénols, ainsi qu’un mode de vie sédentaire caractérisé par une activité physique insuffisante.
2.4 Dérèglement métabolique : obésité, résistance à l’insuline et IGF-1
Le surpoids et l’obésité entraînent des dérèglements métaboliques et endocriniens. Le tissu adipeux, en particulier le tissu adipeux viscéral, est un organe endocrinien actif qui produit des adipokines pro-inflammatoires (molécules de signalisation) et contribue à une élévation chronique des taux d’insuline et d’IGF-1 (insulin-like growth factor 1) (Iyengar NM, 2016). L’insuline et l’IGF-1 sont de puissants signaux de croissance qui stimulent la prolifération cellulaire et inhibent l’apoptose par la voie de signalisation PI3K/Akt/mTOR (Gallagher EJ, 2010). Une revue systématique et une méta-analyse d’études de cohorte prospectives montrent une association constante entre un IMC plus élevé et un risque accru de plusieurs cancers, notamment ceux de l’endomètre, de l’œsophage et du rein, ainsi que le cancer du sein après la ménopause (Renehan AG, 2008). Ce dérèglement métabolique est également pertinent pour le pronostic après le diagnostic, comme l’explique plus en détail le chapitre 4.
2.5 L’immunosurveillance comme système de contrôle
Comme indiqué dans le livre blanc Alimentation et cancer, le système immunitaire joue un double rôle : il reconnaît et élimine normalement les cellules anormales (immunosurveillance), mais un système immunitaire inflammatoire activé de manière chronique peut au contraire favoriser la croissance tumorale. Un système immunitaire fonctionnant normalement, soutenu par un statut nutritionnel adéquat, est dès lors pertinent tant dans le cadre de la prévention primaire que dans celui de la santé à long terme après un cancer.
3. Facteurs de risque modifiables : que montrent les données épidémiologiques ?
3.1 Habitudes alimentaires et alcool
La synthèse la plus complète de la relation entre alimentation, mode de vie et risque de cancer est régulièrement établie par le Continuous Update Project du WCRF/AICR, qui rassemble des milliers d’études épidémiologiques. Les principaux résultats étayés de manière constante indiquent qu’une alimentation riche en céréales complètes, légumes, fruits et légumineuses est associée à un risque plus faible de plusieurs cancers, tandis que la viande transformée et, dans une moindre mesure, la viande rouge sont associées à un risque accru de cancer colorectal (WCRF/AICR, 2018 ; IARC, 2018). Dans une revue systématique et une méta-analyse récentes, le régime méditerranéen, caractérisé par une consommation élevée d’aliments végétaux, d’huile d’olive et de poisson et par une consommation limitée de produits transformés, est associé à un risque plus faible de plusieurs cancers (Morze J, 2021). Ces résultats concernent les habitudes alimentaires et les aliments, et non les compléments alimentaires.
L’alcool occupe une place particulière dans cette synthèse. Il s’agit d’un cancérogène avéré (groupe 1 du CIRC), notamment pour les cancers de la bouche, de la gorge, de l’œsophage, du foie, du sein et le cancer colorectal. Le risque est dose-dépendant et mesurable dès de faibles niveaux de consommation (Bagnardi V, 2015). Des analyses récentes de la charge mondiale du cancer attribuent une part importante des cas à la consommation d’alcool, y compris à une consommation modérée (Rumgay H, 2021).
3.2 Poids corporel et activité physique
Comme décrit au chapitre 2, un IMC élevé constitue un facteur de risque indépendant pour plusieurs cancers (Renehan AG, 2008). Le maintien d’un poids corporel sain par l’alimentation et l’activité physique fait donc partie des stratégies de prévention primaire les mieux étayées. Indépendamment de son effet sur le poids, l’activité physique est associée à un risque plus faible de plusieurs cancers, les données les plus constantes concernant les cancers du sein, du côlon et de l’endomètre (WCRF/AICR, 2018). Sur le plan mécanistique, l’exercice contribue à réduire les taux d’insuline et d’IGF-1, à diminuer l’inflammation chronique et à améliorer la fonction immunitaire : il agit ainsi sur les mêmes mécanismes que ceux décrits au chapitre 2 dans le cadre de la carcinogenèse.
3.3 Tabagisme et exposition aux substances toxiques
La fumée de tabac est la cause évitable de cancer la mieux documentée dans le monde et un cancérogène avéré (groupe 1 du CIRC) pour au moins quinze types de cancer (IARC, 2012). Quel que soit l’âge auquel elle intervient, l’arrêt du tabac reste associé à une diminution du risque par rapport à la poursuite du tabagisme (Yoo JE, 2022).
3.4 Sommeil et rythme circadien
La perturbation chronique du rythme circadien, notamment en cas de travail de nuit régulier, a été classée par le CIRC comme probablement cancérogène pour l’être humain (groupe 2A), les données les plus solides concernant le cancer du sein (IARC Monographs Working Group, 2019). Les mécanismes sous-jacents comprennent une perturbation de la production de mélatonine, un dérèglement des gènes de l’horloge qui contrôlent le cycle cellulaire et la réparation de l’ADN, ainsi qu’une altération de la fonction immunitaire. La qualité et le rythme du sommeil constituent donc un point d’attention pertinent, souvent sous-estimé, dans le cadre de la prévention.
4. Du traitement au rétablissement durable : mode de vie et santé à long terme
Alors que le chapitre 3 décrit la prévention primaire, le présent chapitre porte sur la période qui suit la fin du traitement oncologique actif : la phase durant laquelle le professionnel de la santé accompagne les patients afin de réduire le risque de réapparition de la maladie et d’optimiser le pronostic à long terme. Le livre blanc Alimentation et cancer aborde les aspects nutritionnels pendant et peu après le traitement, notamment l’alimentation autour de la chimiothérapie, le microbiote et la prise en charge de la cachexie. Le présent chapitre décrit les facteurs liés au mode de vie qui sont associés, dans la recherche, au risque de récidive et à la survie à plus long terme, pendant la phase de l’après-cancer.
4.1 Gestion du poids après le diagnostic
Dans des revues systématiques, la prise de poids après un diagnostic de cancer, en particulier de cancer du sein, est associée à une mortalité globale plus élevée (Playdon MC, 2015). Un IMC plus élevé au moment du diagnostic et après celui-ci est également associé à un pronostic moins favorable (Chan DSM, 2014). La gestion du poids après le traitement n’est donc pas uniquement pertinente pour la santé générale ; elle peut également l’être pour le pronostic oncologique et mérite une place structurelle dans le suivi.
4.2 Activité physique après le traitement du cancer
L’activité physique après le diagnostic fait partie des interventions relatives au mode de vie les mieux étayées dans le suivi oncologique. Dans une étude prospective menée auprès de femmes atteintes d’un cancer du sein, celles qui pratiquaient après le diagnostic une activité équivalente à trois à cinq heures de marche par semaine présentaient un risque de décès plus faible que les femmes sédentaires (Holmes MD, 2005). Chez des patients atteints d’un cancer du côlon de stade III, un niveau d’activité physique plus élevé après le traitement était associé à un risque significativement plus faible de récidive et à une meilleure survie sans maladie (Meyerhardt JA, 2006). Ces résultats appuient la recommandation générale des directives internationales visant à accompagner les patients vers un mode de vie actif après le traitement, de manière progressive, en concertation avec le médecin traitant et en fonction du rétablissement individuel.
4.3 Habitudes alimentaires à long terme
Les recommandations générales en faveur d’une alimentation saine restent également pertinentes pendant la phase de l’après-cancer. Dans des études observationnelles, une alimentation végétale de type méditerranéen est associée à des résultats favorables en matière de santé (Morze J, 2021 ; voir également le livre blanc Alimentation et cancer pour les mécanismes sous-jacents concernant le microbiote, la régulation de la glycémie et certains composants alimentaires). Le maintien structurel de ce modèle alimentaire, bien au-delà de la phase aiguë du traitement, peut, lorsqu’il est pertinent, être abordé dans l’accompagnement à long terme.
4.4 Sommeil et régulation du stress comme piliers durables
La qualité du sommeil et le stress chronique restent physiologiquement pertinents après la fin du traitement : tous deux influencent les mêmes mécanismes d’inflammation chronique et de fonction immunitaire que ceux décrits au chapitre 2 (voir également le livre blanc Fonction cérébrale et régulation du stress). Pour la pertinence à court terme du sommeil et du stress autour de la période de traitement, nous renvoyons au livre blanc Alimentation et cancer. Pendant la phase de l’après-cancer, le message est comparable, mais il s’inscrit dans une modification durable du mode de vie plutôt que dans une mesure de soutien temporaire.
5. Les micronutriments comme cofacteurs de la protection cellulaire et de la fonction immunitaire
Le rôle physiologique des micronutriments comme cofacteurs du système antioxydant et du système immunitaire est décrit en détail dans les livres blancs Protection cellulaire et Alimentation et cancer. Dans le contexte de la division cellulaire normale, de la protection cellulaire et de la fonction immunitaire, la vitamine D, les folates, la vitamine C, la vitamine E, le zinc et le sélénium jouent un rôle physiologique pertinent.
5.1 Vitamine D
Les études épidémiologiques mettent en évidence des associations entre les concentrations sériques de 25(OH)D et différents paramètres de santé dans le contexte du cancer. Une méta-analyse d’études randomisées contrôlées contre placebo portant sur une supplémentation en vitamine D n’a montré aucun effet significatif sur l’incidence totale du cancer ; les résultats relatifs à la mortalité par cancer doivent encore être confirmés (Keum N, 2019). Un statut adéquat en vitamine D reste pertinent pour les fonctions physiologiques normales faisant l’objet d’allégations de santé autorisées.
5.2 Folates
Les folates (vitamine B9) sont indispensables, en tant que cofacteurs du cycle de méthylation, à la division cellulaire normale et à la synthèse de l’ADN (EFSA NDA Panel, 2010). Un statut adéquat en folates est physiologiquement pertinent pour l’intégrité du processus de réplication de l’ADN.
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Allégations autorisées conformes à la législation européenne — vitamines C, D et E, folates, zinc, sélénium et protection cellulaire |
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La vitamine D contribue au fonctionnement normal du système immunitaire [UE 432/2012] |
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La vitamine D joue un rôle dans le processus de division cellulaire [UE 432/2012] |
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Les folates contribuent au processus de division cellulaire [UE 432/2012] |
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Les folates contribuent au fonctionnement normal du système immunitaire [UE 432/2012] |
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La vitamine C contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif [UE 432/2012] |
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La vitamine C contribue au fonctionnement normal du système immunitaire [UE 432/2012] |
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La vitamine E contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif [UE 432/2012] |
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Le zinc contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif [UE 432/2012] |
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Le zinc contribue au fonctionnement normal du système immunitaire [UE 432/2012] |
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Le zinc contribue à la synthèse normale de l’ADN [UE 432/2012] |
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Le sélénium contribue à protéger les cellules contre le stress oxydatif [UE 432/2012] |
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Le sélénium contribue au fonctionnement normal du système immunitaire [UE 432/2012] |
Pour une justification physiologique détaillée de ces micronutriments, nous renvoyons aux livres blancs Protection cellulaire et Alimentation et cancer.
6. Mise en pratique du cadre
Le tableau ci-dessous associe les deux niveaux de prévention aux principaux facteurs modifiables, au mécanisme physiologique sous-jacent et aux livres blancs dans lesquels ces éléments sont développés. Il est destiné à servir d’outil analytique lors des échanges avec les patients et les clients ; il ne constitue ni un outil diagnostique ni un substitut à un avis médical individualisé.
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Niveau de prévention |
Principaux facteurs modifiables |
Mécanisme sous-jacent |
Livres blancs correspondants |
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Prévention primaire (avant le diagnostic)
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Habitudes alimentaires, poids corporel, activité physique, alcool, tabagisme, sommeil |
Lésions oxydatives de l’ADN, inflammation chronique, signalisation de l’insuline et de l’IGF-1 |
Protection cellulaire ; Métabolisme et production d’énergie |
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Prévention tertiaire et suivi à long terme |
Gestion du poids, activité physique régulière, habitudes alimentaires à long terme, sommeil, régulation du stress |
Mécanismes physiologiques généraux associés au rétablissement et à la santé à long terme |
Alimentation et cancer ; Fonction cérébrale et régulation du stress |
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Les deux niveaux |
Apport adéquat en micronutriments (vitamine D, folates, vitamines C et E, zinc, sélénium) |
Cofacteurs du système antioxydant, de l’intégrité de l’ADN et de la fonction immunitaire |
De l’impact du mode de vie aux troubles fonctionnels |
7. Sélection de références bibliographiques
Les références ci-dessous étayent les descriptions mécanistiques et épidémiologiques présentées dans ce livre blanc. Elles ont été sélectionnées en fonction de la qualité des données probantes : revues systématiques, méta-analyses, grandes études de cohorte prospectives, évaluations du CIRC et de l’EFSA, ainsi que recommandations d’organisations internationales d’experts.
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• Règlement (CE) n° 1924/2006 du Parlement européen et du Conseil concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires.
• Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires.
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Ce document a été rédigé conformément au règlement (CE) n° 1924/2006 et au règlement (UE) n° 432/2012. Toutes les allégations nutritionnelles et de santé mentionnées s’appliquent uniquement aux produits conformes à la législation en vigueur en matière de composition et d’étiquetage. La partie éducative de ce document ne contient aucune allégation nutritionnelle ou de santé, mais uniquement des informations physiologiques factuelles fondées sur la littérature scientifique. Les informations relatives aux composants alimentaires concernent les denrées alimentaires et ne donnent lieu à aucune recommandation médicale ni à aucune allégation concernant les compléments alimentaires, sauf indication explicite conforme au règlement (UE) n° 432/2012. |