
Des contraintes liées au mode de vie aux troubles fonctionnels
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Un cadre scientifique à l’intention des professionnels de santé
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Ce document est exclusivement destiné aux professionnels de santé et revêt un caractère purement éducatif. Il ne contient aucune recommandation à l’intention des patients individuels et ne remplace pas le jugement clinique du professionnel. Les allégations de santé et nutritionnelles mentionnées s’appliquent exclusivement aux compléments alimentaires conformes à la législation en vigueur. |
Dans la pratique quotidienne, vous rencontrez des patients qui se présentent avec des symptômes de fatigue, des troubles de la concentration, des maux de tête ou un sentiment général de déséquilibre, sans qu’un diagnostic clinique clair puisse être posé. Ces troubles fonctionnels, qui affectent considérablement le bien-être mais ne correspondent pas toujours aux tableaux cliniques classiques, occupent une place de plus en plus importante dans la pratique quotidienne.
Parallèlement, il s’avère que bon nombre de ces troubles ont une base physiologique commune : une dégradation progressive des trois systèmes clés que sont le fonctionnement neurologique, le métabolisme énergétique et les mécanismes de protection cellulaire. Les causes sont le plus souvent liées à des facteurs de stress chroniques liés au mode de vie et à un apport insuffisant en micronutriments.
Ce livre blanc décrit les fondements physiologiques de ces processus : comment les facteurs liés au mode de vie mettent ces trois systèmes clés à rude épreuve, quel rôle les micronutriments jouent à cet égard en tant que cofacteurs, quelles en sont les conséquences sur le fonctionnement du patient et quelles interventions peuvent contribuer à son rétablissement.
Le mode de vie moderne exerce une pression importante sur l'organisme. Quatre facteurs y jouent un rôle prépondérant :
• Le stress chronique : activation de l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) avec une production accrue de cortisol et une activation du système nerveux sympathique
• Une alimentation sous-optimale : un apport insuffisant en micronutriments essentiels (vitamines, minéraux) associé à une surconsommation d’aliments raffinés
• Stress oxydatif : exposition aux radicaux libres par le biais de facteurs environnementaux, de l’alimentation et des processus métaboliques endogènes
• Vieillissement et facteurs génétiques : vulnérabilité croissante des systèmes cellulaires et variations génétiquement déterminées de l’efficacité enzymatique
Ces facteurs n’agissent pas indépendamment les uns des autres. Le stress chronique augmente le stress oxydatif ; une carence en micronutriments réduit la capacité antioxydante ; les variantes génétiques augmentent les besoins en cofacteurs spécifiques. Il en résulte un cercle vicieux qui sape progressivement trois systèmes physiologiques.
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Fonctionnement neurologique et régulation du stress Le système nerveux est particulièrement sensible aux carences en micronutriments. Les neurotransmetteurs tels que la sérotonine, la dopamine et le GABA dépendent de processus enzymatiques dans lesquels les vitamines B et les minéraux jouent le rôle de cofacteurs indispensables. Parallèlement, l’activation chronique du stress inhibe les processus de récupération nécessaires à une neurotransmission et à une fonction nerveuse adéquates.
Signes fonctionnels : fatigue, irritabilité, troubles du sommeil, difficultés de concentration, maux de tête |
Métabolisme et production d’énergie La production d’énergie mitochondriale (production d’ATP via le cycle de l’acide citrique) nécessite un apport continu en vitamines B (B1, B2, B3, B5), en magnésium et en coenzymes en tant que cofacteurs. Un apport insuffisant de ces substances ralentit la production d’énergie cellulaire. Une capacité mitochondriale réduite se traduit par une fatigue physique, mais aussi par un ralentissement cognitif et une récupération réduite après l’effort. Ce phénomène est pertinent pour tous les systèmes fortement consommateurs d’énergie : les muscles, le cerveau, le cœur et le système immunitaire.
Signes fonctionnels : fatigue, baisse de l’endurance, fatigue mentale |
Outre ces deux systèmes, la protection cellulaire joue un rôle crucial en tant que fondement sur lequel reposent les deux autres systèmes.
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Protection cellulaire Les espèces réactives de l'oxygène (ROS), communément appelées radicaux libres, sont produites en continu en tant que sous-produits du métabolisme cellulaire normal. L’organisme dispose d’un système antioxydant endogène pour les neutraliser. Ce système dépend du sélénium, du zinc, de la vitamine C et de la vitamine E en tant que cofacteurs, complétés par des polyphénols végétaux qui renforcent encore la capacité antioxydante. Lorsque la production de radicaux libres dépasse la capacité de neutralisation, ce qui est souvent le cas en cas de stress chronique lié au mode de vie, il en résulte un stress oxydatif. Celui-ci endommage les structures cellulaires (membranes, mitochondries, ADN) et déclenche des processus inflammatoires chroniques de faible intensité qui, à leur tour, compromettent davantage la fonction neurologique et le métabolisme énergétique.
Signes fonctionnels : sensibilité accrue aux infections, récupération lente, dérèglement général |
Ces trois systèmes sont étroitement liés entre eux. Le stress oxydatif endommage les mitochondries et ralentit ainsi la production d’énergie ; un métabolisme énergétique ralenti compromet les processus neurochimiques ; une fonction neurologique perturbée augmente la réponse au stress et, par conséquent, la charge oxydative. Il s’agit d’une cascade qui s’autoalimente.
La littérature scientifique démontre de manière cohérente qu’un apport chronique sous-optimal en micronutriments joue un rôle dans l’apparition ou l’aggravation de cette cascade. Les carences sont également très répandues : même avec un apport calorique adéquat, les vitamines et minéraux qui soutiennent ces trois processus fondamentaux font souvent défaut (Gombart AF, 2020 ; McBurney MI, 2021 ; Misner B, 2006).
Lorsque le stress persiste et que les mécanismes de compensation ne sont pas suffisamment soutenus, les troubles fonctionnels peuvent évoluer vers des pathologies plus marquées ou chroniques. Les affections associées à ce phénomène et les interventions spécifiques envisageables pour chacune d’entre elles sont détaillées dans des livres blancs distincts.
Le système immunitaire constitue le lien entre les trois systèmes décrits. Cette interdépendance est bidirectionnelle : la qualité des trois systèmes détermine la résilience de la réponse immunitaire et, inversement, un système immunitaire activé sollicite considérablement ces mêmes systèmes.
D'un point de vue neurobiologique, ce lien est particulièrement visible au niveau de l'axe HPA (hypothalamus-hypophyse-surrénale). L’activation chronique de ce système, en réponse à un stress prolongé, augmente la production de cortisol. À court terme, le cortisol a un effet immunomodulateur ; à long terme, un taux de cortisol chroniquement élevé inhibe l’immunité cellulaire, perturbe la production de cytokines pro-inflammatoires et altère l’intégrité de la barrière intestinale. Une barrière intestinale altérée augmente à son tour la charge inflammatoire systémique. Ce mécanisme est décrit dans la littérature comme l’axe intestin-cerveau-système immunitaire (Carabotti M, 2015).
Du point de vue du métabolisme énergétique, les cellules immunitaires, notamment les lymphocytes T et les macrophages, présentent, lorsqu’elles sont activées, une augmentation importante de leur consommation d'ATP. Un dysfonctionnement mitochondrial dû à des carences en cofacteurs réduit la capacité de prolifération de ces cellules et ralentit la réponse immunitaire. Parallèlement, la production d’immunoglobulines et de cytokines nécessite un apport adéquat en azote et en micronutriments.
Le stress oxydatif constitue le lien le plus direct entre la protection cellulaire et la fonction immunitaire. Les radicaux libres peuvent activer le NF-κB, un facteur de transcription central qui régule les gènes pro-inflammatoires. Une voie NF-κB activée de manière chronique entraîne une inflammation persistante de faible intensité, qui perturbe à son tour davantage la fonction mitochondriale et entrave la synthèse des neurotransmetteurs. Cela boucle la boucle entre les trois piliers et le système immunitaire.
Cette corrélation revêt une importance clinique : les patients présentant des troubles fonctionnels dans plusieurs domaines à la fois, tels que la fatigue, des problèmes de concentration et une sensibilité accrue aux infections, peuvent présenter un schéma de déficience systémique impliquant les trois piliers ainsi que le système immunitaire. Dans ce contexte, une évaluation ciblée de l’apport en micronutriments constitue une première étape logique.
Les vitamines et les minéraux ne sont pas des sources d’énergie, mais des cofacteurs fonctionnels : des molécules sans lesquelles les enzymes ne peuvent pas remplir leurs fonctions biochimiques, ou ne peuvent le faire que de manière sous-optimale. Cette distinction est cruciale sur le plan physiologique.
Dans la formation médicale classique, une carence n’était reconnue qu’en cas de maladie de carence manifeste (le scorbut en cas de carence en vitamine C, le béribéri en cas de carence en vitamine B1, le rachitisme en cas de carence en vitamine D). Il est désormais clair que les carences subcliniques, dans lesquelles les enzymes fonctionnent à un niveau inférieur à leur capacité optimale sans qu’une carence manifeste ne se développe, ont des conséquences métaboliques et fonctionnelles et peuvent contribuer aux symptômes ressentis par les patients (Ames BN, 2006).
Le système nerveux est le système le plus exigeant sur le plan métabolique de l’organisme. Le cerveau ne représente qu’environ 2 % du poids corporel, mais consomme déjà, au repos, 20 % de la production énergétique totale. Les neurones sont d’ailleurs en activité permanente : ils assurent la conduction des signaux au sein du système nerveux, produisent et recyclent les neurotransmetteurs, et entretiennent leur vaste réseau d’axones et de ramifications dendritiques. Cela rend le système nerveux particulièrement sensible aux perturbations de l’apport énergétique et de l’équilibre en micronutriments.
Le système nerveux central communique par le biais de neurotransmetteurs, des messagers chimiques qui transmettent des signaux entre les neurones. Les plus connus sont la sérotonine (impliquée dans l’humeur et le sommeil), la dopamine (motivation et récompense), le GABA (inhibition et apaisement) et le glutamate (activation et cognition). Chacune de ces molécules est produite par des voies de synthèse enzymatiques qui dépendent de micronutriments spécifiques. Des perturbations de cette synthèse peuvent se traduire par des sautes d’humeur, des problèmes de concentration, une sensibilité accrue au stress ou des troubles du sommeil, y compris en cas de carences subcliniques et bien avant l’apparition d’un tableau clinique.
La production de neurotransmetteurs s’effectue par des étapes enzymatiques dans lesquelles les vitamines B (notamment B6, B12 et le folate) jouent le rôle de cofacteurs indispensables. La vitamine B6 intervient dans une étape essentielle de la synthèse de la sérotonine à partir du tryptophane et dans la synthèse du GABA ; le folate et la vitamine B12 jouent un rôle dans le cycle de méthylation qui soutient le métabolisme des neurotransmetteurs.
Le magnésium est un cofacteur de plus de 300 réactions enzymatiques et joue un rôle régulateur dans la neurotransmission glutamatergique, c’est-à-dire l’équilibre entre l’activation et l’inhibition neuronales. Une disponibilité sous-optimale en magnésium dans le système nerveux central augmente l’excitabilité des neurones.
Ce phénomène est solidement étayé par des données scientifiques. Les vitamines B et le magnésium font donc l’objet d’allégations de santé approuvées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concernant les fonctions neurologiques.
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Allégations autorisées conformément à la réglementation de l’UE — Fonction neurologique |
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Le magnésium contribue au fonctionnement normal du système nerveux [UE 432/2012] |
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Le magnésium contribue au fonctionnement psychologique normal [UE 432/2012] |
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Le magnésium contribue à la réduction de la fatigue et de l’épuisement [UE 432/2012] |
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La vitamine B6 contribue au fonctionnement normal du système nerveux [UE 432/2012] |
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La vitamine B6 contribue au bon fonctionnement psychologique [UE 432/2012] |
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La vitamine B12 contribue au fonctionnement normal du système nerveux [UE 432/2012] |
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La vitamine B12 contribue au bon fonctionnement psychologique [UE 432/2012] |
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Le folate contribue au fonctionnement normal du système nerveux [UE 432/2012] |
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Le folate contribue au bon fonctionnement psychologique [UE 432/2012] |
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Le folate contribue à réduire la fatigue et l'épuisement [UE 432/2012] |
Le métabolisme cellulaire englobe l’ensemble des processus biochimiques par lesquels l’organisme transforme les nutriments en énergie utilisable. La molécule-clé de ce processus est l’ATP (adénosine triphosphate) : une molécule qui stocke l’énergie sous forme de liaisons chimiques et la libère là où et quand les cellules en ont besoin. Pratiquement tous les processus cellulaires actifs, tels que la contraction musculaire, le transport ionique, la synthèse protéique et la réponse immunitaire, dépendent directement d’un apport continu en ATP.
La production d’ATP se déroule en trois étapes successives : la glycolyse (dans le cytoplasme), le cycle de l’acide citrique et la chaîne de transport d’électrons (tous deux dans les mitochondries). Les mitochondries constituent ainsi les centrales énergétiques de la cellule. Ce sont des organites dotés de leur propre ADN et très sensibles à la disponibilité des cofacteurs. Les tissus à forte demande énergétique, tels que le cerveau, le myocarde et les muscles squelettiques, présentent la plus forte densité mitochondriale et sont donc les premiers à être fragilisés lorsque l’apport en cofacteurs est insuffisant.
La synthèse mitochondriale d'ATP via le cycle de l'acide citrique et la phosphorylation oxydative dans la chaîne de transport d'électrons nécessite un apport continu en cofacteurs. La vitamine B1 (thiamine) est essentielle à la conversion du pyruvate en acétyl-CoA ; les vitamines B2 (riboflavine) et B3 (niacine) agissent comme transporteurs d’électrons dans la chaîne respiratoire (chaîne de transport d’électrons) ; la vitamine B5 (acide pantothénique) est un composant de la coenzyme A. Le magnésium se lie à l’ATP, ce qui lui confère une activité biologique sous la forme de Mg-ATP.

Les carences en ces cofacteurs se traduisent, d’un point de vue mécanistique, par une diminution de la capacité mitochondriale, pouvant entraîner une fatigue fonctionnelle, même en l’absence de pathologie structurelle. Ce phénomène est solidement étayé scientifiquement. Les vitamines B et le magnésium font donc l’objet d’allégations de santé approuvées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) concernant le métabolisme énergétique.
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Allégations autorisées conformément à la réglementation de l’UE — Métabolisme énergétique |
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Le magnésium contribue à un métabolisme énergétique normal [UE 432/2012] |
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La vitamine B1 (thiamine) contribue à un métabolisme énergétique normal [UE 432/2012] |
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La vitamine B2 (riboflavine) contribue à un métabolisme énergétique normal [UE 432/2012] |
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La vitamine B3 (niacine) contribue à un métabolisme énergétique normal [UE 432/2012] |
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La vitamine B5 (acide pantothénique) contribue à la synthèse et au métabolisme normaux des hormones stéroïdes, de la vitamine D et de certains neurotransmetteurs [UE 432/2012] |
Chaque cellule produit, comme sous-produit de son métabolisme énergétique normal, des espèces réactives de l’oxygène (ROS), également appelées radicaux libres. Il s’agit de molécules dotées d’un électron non apparié, qui sont particulièrement réactives et peuvent endommager les structures cellulaires telles que les lipides membranaires, les protéines et l’ADN. Une quantité limitée de ROS est physiologiquement normale et même fonctionnelle, car ils jouent un rôle dans la communication cellulaire et la réponse immunitaire. Le problème survient lorsque la production de radicaux libres dépasse la capacité de neutralisation.
Cet équilibre est perturbé par des facteurs liés au mode de vie chroniques : le stress augmente la production mitochondriale de ROS, une alimentation sous-optimale ne fournit pas suffisamment de cofacteurs antioxydants, et des facteurs environnementaux tels que la pollution atmosphérique, les rayons UV et les toxines ajoutent une charge oxydative externe. Il en résulte un stress oxydatif, un état de lésion cellulaire persistante qui, au niveau cellulaire, sape les trois systèmes décrits précédemment : il endommage les mitochondries, perturbe la synthèse des neurotransmetteurs et active des voies de signalisation pro-inflammatoires chroniques.
Le système antioxydant endogène comprend des enzymes telles que la superoxyde dismutase (SOD, dépendante du zinc et du manganèse), la glutathion peroxydase (dépendante du sélénium) et la catalase, complétées par des antioxydants exogènes issus de l’alimentation, tels que la vitamine C et la vitamine E. Ces systèmes fonctionnent en réseau : la vitamine C régénère la vitamine E oxydée ; le sélénium est indispensable à l’activité de la glutathion peroxydase.
Un apport adéquat en ces micronutriments renforce la capacité de l’organisme à amortir le stress oxydatif et à limiter les dommages cellulaires. Ce mécanisme repose sur des bases scientifiques solides. La vitamine C, la vitamine E, le zinc et le sélénium font donc l’objet d’allégations de santé relatives à la protection cellulaire, approuvées par l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).
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Allégations autorisées conformément à la réglementation de l’UE — Protection cellulaire |
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La vitamine C contribue à la protection des cellules contre le stress oxydatif [UE 432/2012] |
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La vitamine E contribue à la protection des cellules contre le stress oxydatif [UE 432/2012] |
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Le zinc contribue à la protection des cellules contre le stress oxydatif [UE 432/2012] |
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Le sélénium contribue à la protection des cellules contre le stress oxydatif [UE 432/2012] |
La source idéale de micronutriments est et reste une alimentation variée et non transformée. Les aliments végétaux complets tels que les légumes, les fruits, les noix, les graines, les légumineuses et les céréales complètes fournissent des vitamines et des minéraux dans leur matrice naturelle, souvent accompagnés de substances synergiques qui favorisent leur absorption et leur action. Un régime alimentaire riche en ces produits constitue la base physiologique d’un apport adéquat en micronutriments.
En pratique, les habitudes alimentaires occidentales s'en écartent toutefois considérablement. Des études nutritionnelles à grande échelle montrent qu’une part importante de la population se situe systématiquement en dessous des apports journaliers recommandés en magnésium, vitamine D, vitamine B12, acide folique et zinc — y compris chez les personnes qui estiment avoir une alimentation variée (McBurney MI, 2021 ; Blumberg JB, 2017). Parmi les facteurs qui contribuent à cette situation, on peut citer une forte proportion d’aliments transformés, une diminution de la densité nutritionnelle de certaines cultures due à l’évolution des conditions de culture et de la qualité des sols, des besoins accrus en cas de stress chronique ou d’activité physique intense, ainsi qu’une capacité d’absorption réduite liée à l’âge ou à la prise de médicaments.
Dans ce contexte, une supplémentation ciblée ne remplace pas une alimentation saine, mais constitue un complément rationnel lorsque l’alimentation présente des carences avérées ou probables. Le choix d’un complément présentant une biodisponibilité élevée, une forme d’ingrédient adaptée, un dosage adéquat et une composition synergique détermine dans quelle mesure ce complément produit un effet physiologique. Un complément contenant des formes d’ingrédients difficilement assimilables n’apporte que peu de valeur ajoutée par rapport à ce que l’alimentation ne fournit déjà pas.
Outre la présence d’un micronutriment dans une formule, sa biodisponibilité, c’est-à-dire la quantité qui peut effectivement être absorbée et utilisée par l’organisme, revêt une importance physiologique et clinique. La littérature scientifique distingue les différentes formes minérales en fonction de leur cinétique d’absorption. En ce qui concerne le magnésium, des études comparatives montrent que les composés organiques tels que le bisglycinate et le citrate présentent une meilleure absorption que les formes inorganiques telles que l’oxyde, qui ne traversent que partiellement la lumière intestinale (Razzaque MS, 2018 ; Schuchardt JP, 2017). En ce qui concerne les vitamines B, les formes méthylées telles que le méthylfolate (5-MTHF), la méthylcobalamine (B12) et le pyridoxal-5-phosphate (B6) constituent la forme active pouvant être utilisée par l’organisme sans conversion supplémentaire. Cela revêt notamment une importance particulière en cas de variantes génétiques (telles que les polymorphismes du gène MTHFR) qui limitent la capacité de conversion des précurseurs (Vrolijk MF, 2017). Cette distinction revêt une importance pratique : chez les patients présentant un risque accru de carences subcliniques liées au mode de vie, à l’âge, à la prise de médicaments ou à des besoins accrus, un complément de qualité contenant des formes actives de ces ingrédients constitue un complément fiable.
Les trois piliers – fonction neurologique, métabolisme énergétique et protection cellulaire – constituent pour le professionnel de santé un schéma analytique utile chez les patients présentant des troubles fonctionnels pour lesquels le mode de vie joue vraisemblablement un rôle.
Ce schéma n’a pas pour but d’établir un diagnostic ni d’identifier une affection spécifique. L’objectif est d’étayer sur le plan physiologique une approche préventive et de soutien, dans laquelle une intervention sur le mode de vie, y compris une supplémentation ciblée en micronutriments, peut constituer un complément rationnel à l’accompagnement.
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Contraintes liées au mode de vie |
Système concerné |
Cofacteurs pertinents |
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Stress mental et émotionnel chronique |
Fonctionnement neurologique et régulation du stress |
Magnésium, vitamines B6 et B12, acide folique |
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Déficit énergétique, épuisement |
Métabolisme et production d'énergie |
Vitamines B1, B2, B3, B5, magnésium, vitamine C |
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Exposition au stress oxydatif |
Protection cellulaire |
Vitamines C et E, zinc, sélénium |
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Combinaison des facteurs ci-dessus |
Les trois systèmes |
Apport complet en micronutriments |
Ce premier livre blanc pose les bases physiologiques. Les livres blancs suivants de cette série approfondissent chacun des trois piliers et les troubles fonctionnels spécifiques qui y sont associés :
• Fonction neurologique et régulation du stress
• Métabolisme et production d’énergie
• Protection cellulaire
Viennent ensuite des approfondissements thématiques, qui associent chacun des schémas de troubles concrets aux trois piliers. Cela permet d’obtenir une vue d’ensemble complète des mécanismes centraux et des troubles auxquels les patients sont confrontés dans la pratique. Vous pouvez demander ces livres blancs auprès de votre interlocuteur Benfida ou via la plateforme professionnelle sur www.benfida.com.
Les références ci-dessous viennent étayer les descriptions mécanistiques présentées dans ce livre blanc. Elles ont été sélectionnées en fonction de la qualité des données (revues systématiques, études contrôlées ou évaluations de l’EFSA).
Les références ci-dessous étayent les descriptions mécanistiques présentées dans ce livre blanc. Elles ont été sélectionnées en fonction du niveau de preuve (revues systématiques, études contrôlées ou évaluations de l’EFSA).
Ames BN. Low micronutrient intake may accelerate the degenerative diseases of aging through allocation of scarce micronutrients by triage. PNAS. 2006;103(47):17589-17594.
Gombart AF, Pierre A, Maggini S. A Review of Micronutrients and the Immune System — Working in Harmony to Reduce the Risk of Infection. Nutrients. 2020;12(1):236.
Kennedy DO. B Vitamins and the Brain: Mechanisms, Dose and Efficacy. Nutrients. 2016;8(2):68.
McBurney MI, et al. Suboptimal Serum Alpha-Tocopherol Concentrations Observed among Younger Adults and Those Depending Exclusively on Plant-Based Diets. Front. Nutr. 2021;8:640673.
Misner B. Food Alone May Not Provide Sufficient Micronutrients for Preventing Deficiency. J Int Soc Sports Nutr. 2006;3(1):51-55.
Razzaque MS. Magnesium: Are We Consuming Enough? Nutrients. 2018;10(12):1863.
Schuchardt JP, Hahn A. Intestinal Absorption and Factors Influencing Bioavailability of Magnesium. Curr Nutr Food Sci. 2017;13(4):260-278.
Sartori SB, et al. Magnesium deficiency induces anxiety and HPA axis dysregulation. Neuropharmacology. 2012;62(1):304-312.
Vrolijk MF, et al. The vitamin B12 paradox. Clin Chem Lab Med. 2017;55(6):775-781.
Blumberg JB, Frei B, Fulgoni VL III, Weaver CM, Zeisel SH. Contribution of Dietary Supplements to Nutritional Adequacy in Various Adult Age Groups. Nutrients. 2017;9(12):1295.
Carabotti M, Scirocco A, Maselli MA, Severi C. The gut-brain axis: interactions between enteric microbiota, central and enteric nervous systems. Ann Gastroenterol. 2015;28(2):203-209.
Règlement (CE) n° 1924/2006 du Parlement européen et du Conseil concernant les allégations nutritionnelles et de santé portant sur les denrées alimentaires.
Règlement (UE) n° 432/2012 de la Commission établissant une liste des allégations de santé autorisées portant sur les denrées alimentaires.
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Le présent document a été établi conformément au règlement (CE) n° 1924/2006 et au règlement (UE) n° 432/2012. Toutes les allégations de santé et nutritionnelles mentionnées s’appliquent exclusivement aux produits conformes à la législation en vigueur en matière de composition et d’étiquetage. La partie pédagogique du présent document ne contient aucune allégation de santé ou nutritionnelle, mais uniquement des informations physiologiques factuelles issues de la littérature scientifique. |